AU TEMPS JADIS

XIX éme siècle

A 100 m de notre école actuelle le 30 mars 1814, soit il y a moins de 200 ans , la capitale (dépourvue d’enceinte fortifiée) était difficilement défendable des attaques extérieures. Les troupeaux déambulaient au milieu des prés non loin du petit bourg des Batignolles. Juqu'aux hauteurs de Saint Germain ce n'était que champs et maraîchages .

Des travaux hâtifs de terrassement ont été alors entrepris peu avant l’arrivée des Alliés contre Napoléon en (en déroute).

Joseph Bonaparte (frère de Napoléaon) et Clarke (ministre de la Guerre), n’avaient que 42 000 hommes face à 110 000 coalisés. La bataille se livra avec férocité, le 30 mars 1814, au nord de la capitale.

Marmont et Mortier résistèrent au prix de la perte de 9 000 soldats de chaque côté puis plièrent sous le nombre.

Sachez que le vieux maréchal Moncey se distingua alors à la barrière de Clichy (aujourd'hui Porte de Clichy).

 


 En 1840 dans un contexte de tension internationale au sujet de l’Egypte, Louis-Philippe (roi de France) et son premier ministre Adolphe Thiers décidèrent en toute hâte de faire ériger une ceinture fortifiée devant Paris.

Le but de Thiers n'était pas tant la défense de la capitale contre des ennemis étrangers que de maintenir un important contingent de troupes pour mâter les fréquentes émeutes insurrectionnelles (1832, 1834, 1839).

L’enceinte faisait le tour de Paris sur 33 km de long, elle était à cette époque composée :

D’une route militaire intérieure,

De nombreux bastions,

D’un parapet de 6 mètres de large courant sur les courtines et bastion,

D’un mur d’escarpe d’une épaisseur de 3,5 mètres et de 10 mètres de haut

D’ un fossé sec de 40 mètres,

D’une contrescarpe en pente légère.

D’ un glacis de 250 mètres de large.

 

Notre école est construite sur le bastion 42 ( marqué en rouge)  

Exemple d'activité en 2007 autour du bastion 42 : CM2b


Notre école est construite sur le bastion 42 ( marqué en orange ) sur le plan relief de la classe (ci-dessous)

 

 


Kit de réalisation du bastion 42 ( 1 par élève )

- plaque de papier plume

- feuille de couleur verte

- 4 jeux de patron ( fossé, bastion, glacis, murs )

- colle, cutter

Site de référence : Musée des plans reliefs

Plan relief réalisé par Kevin CM2b


Durant la guerre de 1870 Pris fut assiègée. Les forces prussiennes ouvrèrent de nombreuses brèches dans le mur d'enceinte à coup de canon longue portée.

 

 

 

 

Les fortifications de Thiers avaient vécues.
Place aux peintres et aux promeneurs du dimanche

XX éme siècle


Bastion 42 peint par Van Gogh

La Barrière de Clichy peinte par Van Gogh

 

Les fortfs peints par Utrillo

 

Les fortifs peints par Nevinson 1913

Porte Montmartre dans le 18è arrond. (Poterne Montmartre avant 1860). Elle était ouverte dans le saillant du bastion 38 pour contrôler l'entrée du chemin de Montmartre,

Porte de Saint-Ouen percée dans la courtine entre le bastion 39 (ancien Hopital Bichat) et le bastion 40 (1er bastion du 17è arrondissement à partir de 1860).

 

Porte de Clichy


Devenues inutiles, les fortifications furent détruites à partir de 1919. à 1922

Leurs emplacements feront d'abord place à des terrains vagues, souvent désignés par le terme « la Zone », qui seront progressivement réhabilités à partir des années 1930 par la construction de logements sociaux (les HBM) et d'équipements sportifs.

La Zone n'était pas à proprement dit l'emplacement anciennement occupé par le mur d'enceinte, mais une bande de terre non constructible en avant du mur d'enceinte, de son fossé et de la contrescarpe qui mesurait 250 mètres de long.

Désignée comme zone non-aedificandi (zone non constructible), elle fut occupée par des bidonvilles dès la fin du XIXe siècle, avec l'abandon de sa fonction militaire.

L'argot « zonard » dérive bien entendu de la Zone.

La zone

Destruction de la Zone de 1939 à 1945

 

Reste du bastion 45 aujourd'hui

 

 

 

Reste du bastion 44 aujourd'hui

 Informations complémentaires par Jean Pierre D.